Notre département, comme chaque année, fait à nouveau face à des installations illégales des gens du voyage. C’est notamment le cas à Sélestat depuis ce week-end avec l’installation de plus de 150 caravanes, soit environ 600 personnes.
Je veux redire mon soutien aux maires et aux élus qui se retrouvent, comme chaque fois, en première ligne. Nombreux sont ceux qui expriment leur légitime lassitude face à ces occupations illégales de terrains publics ou privés. Les conséquences sont connues : dégradations, perturbations de l’activité économique, agricole et associative, atteintes à la tranquillité publique, coûts importants pour les collectivités et sentiment croissant d’impunité.
Chaque année, le même constat s’impose : la loi Besson n’est plus adaptée à la réalité du terrain. Il est indispensable de réduire les délais d’exécution des procédures et de renforcer les pouvoirs des maires et des préfets.
Depuis six ans, aux côtés de mes collègues Sylviane Noel et Damien Michallet, je porte ce sujet au Sénat à travers des questions au Gouvernement et des amendements. En février dernier, nous avons adopté une proposition de loi dont je suis coauteure pour mieux lutter contre les installations illicites des gens du voyage.
Alors que le Ministère de l’Intérieur vient de publier ses directives pour préparer le passage des grands groupes durant la période estivale, j’ai de nouveau interrogé le Gouvernement afin de connaître les suites qu’il entend réserver à ce texte. J’appelle à son inscription rapide à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour permettre son adoption définitive dans les meilleurs délais.
Nos élus locaux et nos concitoyens attendent enfin des réponses concrètes !





